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On a toutes notre petit côté consommatrice. On aime se gâter, s’acheter des trucs, de nouveaux vêtements. Et en même temps, on ne peut s’empêcher de culpabiliser un peu, des fois, parce qu’en considérant le prix alléchant du chandail qui promet de nous redonner notre joie de vivre, on comprend vite qu’il n’a pas couté cher à produire. Quand je me mets à penser à ça, j’en arrive en général assez rapidement à nombre de résolutions visant à ne plus me laisser emballer par un t-shirt qui va finalement avoir changé de forme après le deuxième lavage, et qui ne m’aura satisfait que pour le bref instant d’une soirée où, le garde-robe bien plein, j’était convaincue que je n’avais rien à me mettre sur le dos.

 

Mettons ici les choses au clair, même sans être une consommatrice compulsive, c’est difficile de ne pas être un peu opportuniste quand se présente l’occasion du morceau à bon prix. Mais la réflexion en vaut la peine quand on pense aux conditions de sa production, à toutes ces nouvelles matières générées qui finiront tôt ou tard aux poubelles, et à la pollution engendrée par une industrie du vêtement dont la production se fait à des milliers de kilomètres de là où le produit est vendu.

 

Sur le coup, j’ai souvent tendance à penser que de toute façon, le chandail, il a été produit, il est là, et si ce n’est pas moi qui l’achète ce sera quelqu’un d’autre. Mais en même temps, je ne veux pas encourager ce marché-là, parce que ça ne correspond tout simplement pas à mes valeurs. Et c’est précisément là que tout devient une question de choix.

 

Un chandail à 50$ qui va durer aussi longtemps que j’aurai envie de le porter plutôt que 3 chandails à 15$ qui seront déjà des t-shirt de peinture dans moins d’un an? Et on s’entend, même en grosse séance de rénos, on a un peu le goût d’être habillé cute, et c’est pas le t-shirt déformé qu’on va choisir. À l’opposé, le chandail à 50$, fabriqué à quelques centaines de kilomètres maximum de chez nous, payera à sa juste valeur la personne qui l’a fabriqué, et contribuera à faire vivre une entreprise d’ici. Quand on y pense, la réponse vient un peu de soi… Surtout qu’on a des designers absolument extraordinaires au Québec, je pense entres autres à Joëlle COLLECTION ou JAXNJOE.

Ça, c'est Joëlle Collection. La robe à gauche, elle est à tomber par terre!

Julie Ringuette à droite, elle est habillée par JaxNJoe! Tout simplement magnifique!

On a aussi le choix d’opter pour des matériaux réutilisés, ce qui croyez-moi n’implique absolument pas d’avoir l’air d’être habillé avec les morceaux oubliés d’une vente de garage. Parmi ces matériaux pouvant être réutilisés et transformés se retrouve la fourrure, qui a une durée de vie très longue, et dont les possibilités de créations n’ont de limite que notre imagination. On réutilise donc une matière super intéressante, pour en faire tout plein de différents produits.

 

C’est sûr que ces petits gestes-là ne nous feront pas éviter de catastrophe naturelle. Par contre, si tout le monde s’implique le moindrement dans une démarche plus écologique par des actions concrètes qui sont relativement faciles à poser, à la longue, la machine de la globalisation va peut-être finir par ralentir un peu.

 

En tout cas moi, je garde espoir. Et c’est exactement pour ça qu’Ecogriffe existe!

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